Tout savoir sur la copropriété

Tout savoir sur la copropriété

Le marché de l’immobilier est en pleine tension à l’heure actuelle, et ce, pas seulement en France, mais dans toute l’Europe. En effet, il semblerait que la baisse des taux du crédit immobilier aurait impacté le nombre d’investissements dans la pierre, ce qui pousse notamment les propriétaires à vendre plus cher leur bien.

Outre la chute des taux des prestations bancaires, l’augmentation en nombre des styles de placements dans la pierre n’arrange rien à la situation. Aujourd’hui, il ne s’agit plus d’investir pour devenir uniquement propriétaire. Vous avez une multitude de choix afin de rentabiliser plus facilement votre placement et au passage profiter d’un abattement fiscal. Tel est le cas par exemple de l’investissement locatif.

SCPI, achat d’un bien en cours de réalisation, et bien d’autres : vous avez l’embarras du choix afin de diversifier facilement votre patrimoine. Mais si vous avez envie d’un placement modique, mais rentable et facile à gérer : la copropriété est la meilleure des alternatives.

La copropriété

Pour commencer, on ferait bien de définir de nouveau ce qu’est une copropriété. Cela évitera les malentendus.

  • Un bien qui se divise en plusieurs propriétaires

Dit plus simplement, la copropriété est un bien qui se divise entre plusieurs propriétaires. Le plus souvent, il est le résultat d’un héritage qui est détenu par plusieurs héritiers. Après le partage, chacun pourra vendre sa part ou la faire louer.

Mais attention, dans les agences et sur les plateformes de vente entre particuliers, les biens en copropriété peuvent être nombreux. C’est une forme d’investissement qui a le vent en poupe actuellement. Et si vous achetez ce type de patrimoine, vous ne vous engagez que sur la partie que vous achetez uniquement.

  • Plusieurs formes possibles

Il existe sur le marché plusieurs styles de placement dans les biens en copropriété. Outre l’achat d’un bien classique, comme on l’a susmentionné, vous avez notamment les placements dans les SCPI. En effet, la pierre papier est une forme de copropriété. Vous ne vous engagez que sur une partie du bien. Et d’ailleurs, les frais de souscription équivalent à l’achat de 10 à 50 % du bien.

Aujourd’hui, pour information, les SCPI sont très réputées. Et pour cause, non seulement elles proposent une gestion simple de l’investissement et une mutualisation des risques, mais les rendements du placement peuvent atteindre les 4 % annuel. C’est beaucoup plus que le livret d’épargne que propose les banques.

Pour information, les placements dans les copropriétés peuvent également être différents de l’achat d’un appartement dans un immeuble. En effet, une maison individuelle peut être placée en copropriété et diviser en plusieurs propriétaires qui vendent chacun leur part. Il n’est pas rare par exemple de voir de nos jours des biens mitoyens qui sont simplement séparés d’un mur, mais qui au départ étaient des copropriétés.

  • Quelques règlements à connaitre

Mais attention, qui dit bien en copropriété entend règlements. En effet, plus que jamais dans ce type de bien, avoir de bon voisinage est de mise. Il en va de votre confort.

Le règlement de copropriété se décide en AG des copropriétaires. Ils touchent à la fois la gestion des parties communes et des privatives de l’immeuble. Ils relatent les normes à suivre en termes de bruit, de travaux et même d’exploitation de chaque quote-part.

Dans certains immeubles de copropriété, les copropriétaires n’acceptent pas certaines activités, voire l’adoption d’un animal de compagnie chez vous. Vous familiarisez avec ces règles semble d’une importance capitale avant de proposer une offre ou du moins de relouer votre bien.

Par ailleurs, si vous investissez dans une copropriété, sachez que les dépenses pour l’entretien fonctionneront différemment. Vous aurez une cotisation à payer annuellement, en fonction de l’importance de votre quote-part pour la réalisation de ces derniers.

Dans ces participations annuelles, on compte justement : les émoluments du gardien, le nettoyage des parties communes et les petits travaux de rigueurs qui assurent la bonne marche de l’établissement. Pour les grands travaux, une autre AG sera demandée pour fixer les cotisations de chacun. C’est le cas notamment en cas de ravalement de façade, etc.

  • Un mode de gestion pour le moins différent

Mais la gestion est plus facile. Vous avez le choix entre un syndic bénévole ou professionnel pour l’administration du bien. Le choix se fera par vote à l’AG. Et pour information, le syndic sera voté pour un mandat de 2 ans reconductibles selon les envies des copropriétaires.

Professionnels dans la gestion d’immeuble en copropriété, les syndics facilitent grandement le management du bien, autant au niveau comptable que pratique. Les cotisations seront notamment à verser auprès de cet organisme. Ce sera de sa prérogative d’en assurer la bonne gestion pour l’année d’exercice à venir.

Pour rappel, il y a toute une procédure à suivre pour résilier un contrat de syndic. Mais sur le Net, vous aurez de plus amples informations sur ce sujet. On ne s’étalera pas.

Les avantages de la copropriété

Comme dit précédemment, les investissements dans les copropriétés sont très en vogue actuellement. Et pour cause, ils présentent de nombreux avantages.

  • Des placements plus modiques

Du point de vue financier, le placement dans les copropriétés est l’un des plus avantageux. Au lieu de vous endetter sur plusieurs centaines de milliers d’euros, vous ne vous engagez que sur une partie. Ce qui réduit considérablement le taux de votre emprunt et les risques de surendettement.

C’est le genre de placement dit de modique. Il est notamment à la portée de tout le monde. Sans compter que de nos jours dans les offres entre ligne et sur les devantures des agences immobilières, vous avez l’embarras du choix.

  • Plusieurs possibilités de rentabilisation

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, la copropriété laisse une large gamme de possibilités de rentabilisation. Vous pouvez non seulement vous en servir comme résidence principale et/ou secondaire, mais les biens peuvent aussi être reloués.

Dans certaines parties en France, quelques-unes sont même éligibles pour les dispositifs de défiscalisations. Il vous suffit de remplir quelques formulaires en ligne pour voir si c’est le cas de votre futur investissement ou non.

Outre la relocation, vous pouvez faire de votre bien en copropriété un siège pour une activité. Attention simplement à toujours respecter les règlements de copropriété. En tous les cas, vous êtes sans savoir qu’en louant à des professionnels, vous avez la possibilité d’augmenter le prix du bail. C’est une option à ne pas laisser pour compte.

Le fait de relouer son bien semble attirer de plus en plus de nouveaux propriétaires de nos jours. Et ce n’est pas simplement pour profiter des abattements fiscaux proposés par les lois. Il s’agit aussi d’un moyen d’assurer le payement des mensualités du crédit. Ce n’est qu’une fois la dette soldée que l’on pourra envisager d’autres projets.

  • Une gestion simple

Et enfin, la gestion d’un bien en copropriété est plus simple. Outre les syndics, vous avez de nos jours un large panel d’application qui vous permet de bien faire les choses. Vous n’aurez pas à assurer vous-même le management de tout l’immeuble, uniquement de vos parties privatives afin de trouver facilement et rapidement des locataires.

Il ne vous suffit que de verser des cotisations annuelles pour que le bien en totalité fonctionne bien. Le management sera, comme susmentionné, de la prérogative du syndic.

Investir dans une copropriété : comment faire ?

Vous êtes convaincu ? Vous n’aurez pas été le seul ! Mais en tous les cas, il reste à se lancer dans l’aventure des placements en copropriété. Et pour bien faire les choses et assurer la réussite et la rentabilité de votre investissement, voici quelques bons à  savoir.

  • Un courtier pour vous aider

Pour commencer, et ce, malgré l’augmentation en nombre des plateformes de vente entre particuliers, faire appel à un courtier est de mise. Ce dernier n’est pas seulement d’une aide précieuse pour les recherches. Il peut également vous être d’un grand secours dans la négociation des prix du bien.

Les courtiers immobiliers se déclinent de nos jours en plusieurs sortes. En plus des agences classiques, vous avez les mandataires et les chasseurs de biens, qui proposent des services beaucoup plus minutieux et personnalisé. Un peu boudé par les investisseurs il y a seulement quelques années, ce genre de prestataire prend sa revanche actuellement. Et de par leur frais de commissions modiques, ils semblent être plus attractifs.

En tous les cas, les courtiers vous aideront également à accélérer davantage les procédures. Fins connaisseurs du marché, ils ont déjà des collaborateurs qui travaillent avec eux depuis longtemps : les professionnels du diagnostic immobilier, des notaires, etc. Vous n’aurez plus à les cherchez, ni même à penser aux rédactions des contrats de compromis et/ou promesses de vente, ainsi des actes de vente en elle-même.

  • Bien choisir son bien : comment faire ?

En outre, certes, les biens en copropriété sont nombreux et diversifiés de nos jours, mais attention, ce n’est pas n’importe laquelle qui sera rentable.  Comme dans n’importe quel autre placement, bien choisir son bien est d’une importance capitale.

L’erreur est bien souvent de simplement se fier à la qualité de la copropriété. Et bien que votre confort soit d’une importance capitale, il n’en demeure pas moins que l’environnement du patrimoine reste un détail à ne pas prendre à la légère. Cela peut vous faciliter ou non la rentabilisation de votre copropriété.

Les enjeux et les priorités changent selon les locataires. Pour une personne célibat, la proximité avec des transports en commun et les restaurants et bars priment. Pour les familles, la possibilité d’avoir une école, des clubs pour enfants et des parcs, voire d’autres infrastructures de ce genre sera plus importante. À cela s’ajouteront le médecin à proximité et les centres de soins, ainsi que les magasins de toutes sortes. Comme quoi, une simple visite virtuelle ne suffira pas.

  • Les financements possibles

Pour un placement dans une copropriété, certes, les dépenses sont moindres, mais il n’en demeure pas qu’elles sont bel et bien présentes. Et en fonction des régions et du type de bien, on parle tout de même d’un placement de 1 500 à 10 000 euros le m2, donc d’une somme plus ou moins importante. Si les questions de budget ne se posent pas pour certains, ce n’est pas le cas de tous.

Si vous n’avez pas plusieurs dizaines de milliers d’euros à investir dans un patrimoine et que vous ne souhaitez pas passer par des années d’économies pour ce faire, la solution est simple : demander l’aide des banques.

En ligne ou auprès des établissements physiques, vous avez plusieurs offres pour le moins intéressantes, d’autant plus que, comme on l’a déjà souligné, le TAEG des prêts immobiliers baisse de manière significative de nos jours.

Il existe cependant plusieurs étapes à respecter pour se lancer dans ce genre de démarche. En premier lieu, une simulation sera nécessaire afin de choisir les bonnes conditions de remboursement.

Vous êtes sans savoir que la durée d’un prêt peut lourdement impacter sur ses frais. Moins il s’étale dans le temps, mieux ce sera pour vous. Et à part la simulation, vous devez également demander une comparaison des offres pour savoir quels sont les meilleurs établissements du moment. Les taux diffèrent en effet d’une enseigne à une autre. Mais il en sera aussi de même pour la qualité de l’accompagnement. À vous de voir où sont vos priorités.

Aussi bien pour la simulation que pour la comparaison, les plateformes sont gratuites et proposent des services rapides et sans engagement, à toute heure de la journée et de la nuit. Vous n’avez donc aucune raison de vous en passer. D’autant que ce sont des démarches faciles à faire. Il suffit de remplir un formulaire et d’attendre quelques minutes que les résultats sortent. Et cela vous garantira une protection contre le surendettement.

Et peu importe votre choix, sachez que vous aurez à faire une demande de crédit affecté. En ce sens, vous devriez avoir des justificatifs comme une promesse ou un compromis de vente à présenter à la banque.

Laisser un commentaire