Lors de l’achat d’une maison, il est toujours indispensable de négocier son prix jusqu’au plus bas pour pouvoir épargner quelques milliers d’euros. Mais comment faire pour bien négocier le prix d’une maison ? Il est vrai qu’il n’y a pas de règles pour cela.
Toutefois, il existe bel et bien des astuces qu’il faut toujours garder à l’esprit lors de cette discussion pour obtenir le meilleur prix. En effet, le propriétaire et l’agence immobilière feront tout pour que le prix ne descende pas trop et essayeront donc de vous dissuader de ne plus continuer la négociation.
Cet article se veut de vous donner quelques techniques que vous pouvez adopter pour mener à bien la négociation du coût d’une maison que vous souhaitez acquérir. Mais avant d’entrer dans le vif du sujet, nous allons d’abord voir les étapes importantes qu’il ne faut pas du tout brûler avant cette discussion.
Quel type de maison voulez-vous acquérir ?

Négocier le prix d’une maison signifie qu’on compte déjà l’acheter si la discussion aboutit. Ainsi, avant de passer à la négociation, il parait logique de passer d’abord par la recherche du bien qu’on veut acheter. Le critère d’orientation de cette recherche s’agit avant tout du choix de la maison qu’on désire obtenir.
Pour être efficace dans cette tâche, il faut affiner autant que possible ses désirs et ses besoins : vous voulez une maison avec combien de chambres ? Dans quelle région ? Avec un jardin, un garage, une piscine ? Êtes-vous prêt à opter pour une maison à petit prix mais nécessitant quelques travaux ou bien vous ne voulez pas de tout cela et vous êtes prêt à débourser un budget conséquent si la maison vous semble parfaite ? Est-ce que votre budget vous le permette ou bien comptez-vous recourir à un crédit immobilier ou à des aides au financement pour que votre projet aboutisse ?…
Une fois ces critères rassemblés, vous pouvez maintenant passer à la phase suivante : la recherche des maisons qui correspondent aux critères que vous avez définis.
Où chercher pour dénicher les meilleures affaires pour l’achat de sa maison ?

Pour vous faciliter la tâche, vous pouvez consulter les sites d’annonces immobilières. D’autant plus qu’ils sont actuellement suffisamment développés pour vous permettre d’effectuer des recherches précises selon vos besoins et votre budget. Les offres de prix peuvent seulement y être très chères.
Mais ne vous inquiétez pas, vous pouvez encore négocier et obtenir les meilleurs prix si vous avez trouvé une maison qui vous convient après ces quelques recherches. C’est d’ailleurs là que réside l’importance de la négociation.
La négociation proprement dite

Une fois ces étapes franchies, vous pouvez maintenant entamer la négociation du prix de la maison que vous voulez acquérir. Voici tous les éléments nécessaires pour la réussir.
- Le prix est-il négociable ?
C’est la question qu’il faut poser avant toute chose pour éviter les pertes de temps à débattre sur le prix d’achat d’une maison qui n’est pas négociable. Mais comment savoir alors si le prix est encore négociable ? Vous pouvez tenter toutes vos chances si le prix du bien dépasse ceux qui en ont à peu près les mêmes caractéristiques sur le marché.
Lors de la première négociation, il se pourrait très bien que le vendeur refuse votre offre. Cependant, vous pouvez rediscuter avec lui si la maison était déjà en vente depuis plus de 3 mois.
Vous pouvez aussi débattre sur le prix d’une maison si celle-ci demande encore des réparations. Dans ce cas, le prix pourra baisser de 5 ou 10% selon les travaux à prévoir. Il en est de même si la maison a encore besoin d’une rénovation.
Enfin vous pouvez jouer sur l’environnement de la maison pour cette discussion. En effet, il s’agit peut-être d’une belle maison mais qu’en est-il de ses alentours ? Est-ce qu’elle se place dans un endroit calme ? Si vous apercevez par exemple une voie de circulation près de la maison, vous pouvez invoquer les bruits que peuvent engendrer celle-ci. Il suffit juste d’avoir les bons arguments pour obtenir les meilleurs prix.
- Savoir l’état du marché au moment de la négociation
Cette stratégie consiste à négocier en présentant au vendeur le prix des autres maisons en vente dans la région en moyenne. Cela constitue également un très bon argument. De plus, en connaissant l’état du marché, vous serez à l’abri de l’escroquerie. Ainsi, il s’agit d’une technique de négociation mais c’est aussi et surtout un élément de sécurité pour vous.
N’hésitez surtout pas de visiter d’autres maisons dans les alentours. C’est la meilleure façon de faire pour avoir des amples renseignements sur l’état du marché dans la région. En effet, après quelques visites, vous pourrez avoir une idée sur le prix moyen au m2. Vous pourrez tirer ensuite si le propriétaire a surévalué ou non le bien que vous voulez acheter.
- Se renseigner sur la raison de la vente
Lors de la visite de la maison, vous pouvez très bien demander à l’agent immobilier ou bien directement au propriétaire les raisons qui le pousse à vendre son bien. En plus de cela, demandez aussi depuis combien de temps celle-ci se trouvait sur le marché.
Ces questions sont vraiment importantes car vous en aurez peut-être besoin pour la suite de la négociation du prix. En effet, les propriétaires qui sont hâtes de partir sont très ouverts à la négociation. Certains d’entre eux n’hésitent même pas à baisser considérablement le prix tant qu’ils ne courent pas à leur perte.
- Jouez sur votre capacité financière
Beaucoup hésite à l’utilisation de cette technique de peur que le propriétaire ne revienne pas sur sa décision. Pourtant, cela constitue également une bonne argumentation pour la discussion. Soyons quand même d’accord qu’il ne s’agit pas ici de montrer au vendeur que vous disposez des moyens pour l’achat de la maison.
Au contraire, vous devez lui dire par exemple que le prix que vous proposez est déjà loin de ce que vous avez prévu pour ce projet mais que vous aimez la maison et que vous tentez encore vos chances pour l’avoir. Vous pouvez également dire que vous avez fait un prêt pour acquérir la maison et que celui-ci a déjà été validé par votre banquier. Cette dernière option pourra bien vous faire gagner un point si plusieurs acheteurs potentiels ont déjà proposé un prix intéressant au vendeur. En effet, cela prouve que vous êtes prêt pour l’achat.
Il est quand même à noter que là, il faut bien étudier le prix à proposer car une fois celui-ci accepté par le propriétaire, il n’y aura plus de retour en arrière possible. Le problème parfois c’est qu’on pense que par rapport au prix proposé initialement par le vendeur, on a déjà descendu très bas.
Or, s’il accepte l’offre sans hésiter, c’est là qu’on constate que le prix pouvait encore descendre encore plus bas. Alors, il faut bien faire attention pour la fixation du prix à proposer. Le mieux, pour ne pas tomber dans ce piège, c’est de descendre à un prix plus bas et augmenter peu à peu le prix si le vendeur n’est pas d’accord.
- Réévaluez le bien
En faisant cela, vous pourrez définir votre marge de discussion. Pour ce faire, repérez les défauts de la maison que vous voulez acquérir. Cette réévaluation doit se faire de manière objective pour ne pas fâcher le vendeur. Vous pouvez par exemple avancer la mauvaise isolation de la maison, de l’ancienneté de la chaudière, de l’inexistence d’une place de parking bien sécurisée, etc.
Cela montre, en effet, que vous avez encore du pain sur la planche pour rénover la maison et que vous devez encore, dans ce cas, débourser beaucoup d’argent. Si vous arrivez à bien exposer au propriétaire l’importance des travaux que vous devez encore réaliser, il pourra également constater qu’il a surévalué son bien et n’hésitera donc pas à baisser le prix.
Jusqu’à combien peut-on négocier le prix d’une maison ?

Comme il a été dit un peu plus haut, il faut jouer sur sa capacité financière pour négocier le prix d’achat d’une maison. Mais là, il faut proposer un prix qui peut correspondre à la valeur réelle de celle-ci.
Ce déchiffrage du montant du bien n’est pas aussi simple qu’il n’y parait. En effet, une erreur de votre part et vous courez à votre perte. Pour éviter ce genre de chose, il faut déjà avoir dans la tête une idée précise avant d’aller chez le propriétaire. Selon le cas, une baisse entre 5 et 15% semble être correcte.
Si selon les prix proposés sur le marché, vous estimez que le bien a été surévalué, vous pouvez proposer une négociation de 10%. Ce taux de diminution est tellement classique en matière immobilière que vous aurez toutes vos chances que le vendeur vous l’accorde.
Si le prix est conforme à ce sur le marché, vous pouvez déjà estimer avoir bien négocié en ayant une diminution de prix de 5%.
Toutefois, comme il a été dit ci-dessus, il faut descendre le plus bas possible et monter peu à peu pour obtenir le meilleur prix. Cette étape a vraiment son importance en ce sens que certains propriétaires, pour vendre leur bien à meilleur prix, gonflent volontairement le coût de leur maison.
Or, beaucoup d’acheteurs n’osent pas proposer un prix loin de ce affiché dans l’offre de vente car ils considèrent cela comme une pure perte de temps puisque le vendeur n’acceptera pas une telle baisse. Pourtant, essayer ne vous coûtera pas grand-chose. Cela ne vous demandera que quelques minutes, une heure tout au plus.
Comment s’y prendre lors de la discussion ?

Les éléments qu’on vient de citer sont réunis. Il est temps maintenant de penser à la façon dont il faut faire pour bien avancer tous ces bons arguments.
L’objectif avec ces quelques heures de négociation avec le propriétaire est d’essayer de trouver un compromis sur le prix pour que tout le monde gagne. Pour préparer la discussion, vous devez garder en tête trois chiffres : le montant demandé par le vendeur, la marge de prix que vous êtes prêt à débourser et le prix le plus bas pour commencer la négociation.
Le propriétaire essaiera de demander plus pour réunir plus d’argent lors de cette vente. Tentez dans ce cas de proposer plus que vous avez proposé avant mais moins de ce qu’il offre. Ce schéma pourra se reproduire jusqu’à ce vous trouverez un accord.
Un petit conseil : ne précipitez pas les choses et offrez au vendeur un peu de temps pour la vente s’il le demande. Une fois le prix négocié, restez compréhensif et accordez-lui assez de temps pour son déménagement.
Restez sûr de vous et soyez patient

Sachez que le fait que le vendeur reste figé sur sa décision ne veut pas pour autant dire que vous êtes un mauvais négociateur. Détrompez-vous ! Cela arrive souvent à tout acheteur de maison. Alors, restez sûr de vous et soyez patient.
Dans ce cas, vous pouvez dire au propriétaire de la maison que vous voulez acheter au montant prévu dans votre budget. S’il ne vous fait pas un retour, laissez-lui le temps de réfléchir. Cela dit, éloignez-vous de l’esprit l’idée de l’appeler tous les jours pour demander si l’offre lui convient. S’il hésite alors qu’il ne reçoit pas d’autres propositions, il reviendra sûrement vers vous.
Faites attention quand même car en négociant trop alors que le prix affiché par le propriétaire correspond à ce au marché et que la maison ne présente pas de grands défauts, vous risquerez de perdre toutes vos chances d’acquérir ce bien que vous convoitez tant.
Si vous sentez que négocier n’est pas vraiment votre truc, vous pouvez toujours faire appel à un agent immobilier mandaté. Il vous fera sûrement gagner le meilleur prix puisque c’est justement son domaine. Il saura également vous renseigner sur l’état de la maison et saura ainsi vous conseiller si acquérir celle-ci peut être une bonne affaire ou pas.
Mais pour s’assurer du professionnalisme de ce prestataire, ce serait judicieux de prendre un qui a déjà fait ses preuves depuis de nombreuses années. Ses prestations peuvent vous coûter un peu plus cher mais il faut vraiment prendre ses précautions dans un projet d’une telle envergure. Ne vous inquiétez pas s’il avance, au fil de la négociation, des propos désintéressés, cela entre dans la stratégie afin de déstabiliser le vendeur.
